
Il y a une phrase que j’ai longtemps hésité à écrire.
Elle peut paraître prétentieuse. Elle pourrait même être mal comprise.
Et pourtant, elle est profondément vraie : J’aime vous guérir.
Non pas parce que je me prends pour celui qui posséderait un pouvoir extraordinaire.
Non pas parce que je pense pouvoir tout soigner.
Et certainement pas parce que chaque personne qui passe entre mes mains repart guérie.
J’aime vous guérir parce que votre mieux-être me procure une joie immense.
Il y a vos sourires lorsque vous revenez au cabinet.
Il y a ce visage qui a changé parce que la douleur qui occupait toute la place s’est enfin éloignée.
Il y a vos phrases :
« Je dors à nouveau. »
« Je n’ai presque plus mal. »
« J’ai retrouvé de l’énergie. »
« Je revis. »
Il y a les textos reçus quelques heures ou quelques jours après une séance.
Il y a vos témoignages.
Et puis il y a toutes ces personnes à qui vous parlez de moi et qui franchissent un jour la porte du cabinet en disant : « Je viens de la part de… »
Tout cela me nourrit profondément.
Bien sûr, il existe aussi les séances après lesquelles rien ne se passe.
Celles où je cherche, où je ressens, où je donne le meilleur de moi-même… et où le résultat que nous espérions n’arrive pas.
Elles font partie de mon métier également.
Peut-être même sont-elles nécessaires pour me rappeler une chose essentielle : je ne décide pas de la guérison.
Je peux être présent.
Je peux poser mes mains.
Je peux ressentir, accompagner, transmettre ce que j’appelle une énergie.
Mais ensuite, quelque chose m’échappe.
Votre corps reprend ses droits.
Et parfois, il se passe quelque chose de magnifique.
Alors oui, malgré toutes les précautions que ce mot exige, je vais continuer à le dire : J’aime vous guérir.
Parce que derrière ce mot, pour moi, il n’y a ni pouvoir ni victoire.
Il y a simplement votre joie lorsque quelque chose va mieux.
Et cette joie-là devient un peu la mienne.
